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Entrepreneuriat
C’est parti pour la leçon n° 3 pour devenir un faiseur : « Quelle est la vision de votre projet ? ».
 
En côtoyant de près les entrepreneurs africains, je découvre que la plupart veulent entreprendre à tout prix et créer leurs startups sans même s’interroger sur la vision qu’ils ont pour leurs projets. Cette absence de vision constitue une des principales raisons de l’échec des très petites entreprises en Afrique, dont la durée moyenne de survie se situe entre 8 et 12 mois.
Pourtant, les entreprises qui réussissent sont celles qui sont parvenues à identifier la vision de leur entreprise et communiquent sur la vision et non le produit ou le service.

Comment identifier la vision de votre projet ?
Simon Sinek explique dans sa théorie du Cercle d’Or qu’il vous faudra répondre dans l’ordre à ces trois questions : « Pourquoi ? », puis « Comment ? » et « Quoi ? ».


  1. Pourquoi : Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Pourquoi votre structure existe-t-elle ? Pourquoi est-ce que vous vous levez le matin ? Pourquoi les gens devraient porter intérêt à ce que vous faites ?
  2. Comment : Comment faites-vous ce que vous faites ? Quelle est la proposition de valeur qui vous différencie des concurrents ?
  3. Quoi : Qu’est ce que vous faites ? Que fait votre produit ou service ?
A surtout éviter 
La plupart des entrepreneurs se posent ces questions en commençant par le « Quoi ? », puis le « Comment ? » puis bute sur le « Pourquoi ? », ce qui risque d’être problématique à long terme, car la vision résume votre mission, votre passion, votre ambition et vos convictions.

En bref, la vision c’est ce en quoi vous croyez !
C’est ce qui va faire que les personnes (votre équipe, vos clients, vos partenaires…) vont vous suivre, vous faire confiance, acheter vos produits ou services.
Ce que vous faites, « votre produit / votre service » DOIT constituer la preuve de ce en quoi vous croyez ! 
La vision de votre projet est une étape cruciale pour le développement à moyen et long terme de votre entreprise. Ne l’éludez pas.
Je vous explique comment on est parvenu à identifier la vision pour OptiMiam dans cette vidéo  http://bit.ly/2ChtjG9 issue de ma formation « Comment créer une startup à succès ».

A très vite pour la leçon n°4.

Raodath
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Entrepreneuriat

C’est parti pour la leçon n°2 pour devenir un faiseur : « L’idée ne fait pas le projet ! ».

Je présentais récemment le Challenge Fund, un appel à innovations à une audience d’entrepreneurs béninois. Lancé par Sèmè City (la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir) en partenariat avec la Banque Mondiale et l’Agence Nationale de Promotion du Tourisme au Bénin, ce challenge est destiné à tous porteurs de projets ou entreprises déjà établies ayant une idée pour révolutionner le tourisme au Bénin. A la clé, jusqu’à 500 000$ de financement pour développer son projet.

Durant cette présentation, une des questions qu’on m’a fréquemment posée était : « avez-vous mis en place un mécanisme pour protéger nos idées si on vous les soumet dans le cadre du Challenge et qu’elles ne sont pas retenues ? ».
Comprenez par là : « qui nous dit que vous n’allez pas nous piquer nos idées pour les reproduire plus tard par vos propres moyens ? ».

Ma réponse est très simple : « Aucun mécanisme n’a été mis en place pour protéger vos idées. Si vous craignez qu’on vous vole votre idée, ne candidatez pas et gardez là en sécurité jusqu’à ce que quelqu’un d’autre la développe ».

Pourquoi cette réponse ?

Ma réponse peut vous paraitre controversée mais il est temps que les entrepreneurs comprennent que l’idée ne fait pas le projet, la capacité d’exécution [du (ou des) porteurs de projet(s)] fera le succès ou l’échec du projet.

Pourquoi l’idée ne fait-elle pas le projet ?

  1. Tout d’abord, une idée est amenée à évoluer tout au long de votre parcours grâce aux différentes rencontres que vous ferez.

  2. Quelqu’un d’autre quelque part dans le monde a surement la même idée que vous. Plus de 10 personnes m’ont confié avoir eu l’idée d’OptiMiam, mais la différence entre elles et moi, c’est que je suis passée à l’action avec ma détermination et ma personnalité.

  3. Soyons honnête, il est de plus en plus rare de tomber sur une idée disruptive, innovante et révolutionnaire. La plupart des idées sont des innovations incrémentales qui naissent grâce à des innovations existantes dans le passé.

 

Avoir le déclic c’est bien, avoir une idée c’est mieux, mais cela ne fait pas tout.

Ce n’est que le début de l’aventure.

Il est temps de passer à l’action : sortez de votre zone de confort, parlez de votre idée autour de vous pour recueillir des avis et l’améliorer. Sachez vous entourer puis lancez-vous !

Mais avant tout, assurez-vous que votre idée résolve le problème de quelqu’un.  


Pour une mise en contexte de cette notion autour de « l’idée ne fait pas le projet », je vous invite à suivre cette vidéo bit.ly/2Ak2CPC issue de ma formation « Comment créer une startup à succès ».

PS : Je vous en dirai plus sur cette formation dans les prochaines semaines. 


A très vite pour la leçon n°3.

Raodath

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Entrepreneuriat

C’est parti pour la leçon n°1 pour devenir un faiseur : « Le déclic, j’y vais ? j’y vais pas ? ».

Récemment un ami se confiait à moi sur son envie d’entreprendre. Il travaille actuellement, touche un salaire confortable, mais n’est pas épanouit dans son travail. Il a de fortes envies de se lancer dans un de ses projets personnels. Mais, il hésite car c’est risqué. Il ignore si le projet va marcher !

« Comment as-tu fait pour vaincre cette peur en quittant ton boulot pour l’inconnu ? » me demandait-il.

Ma réponse est toute simple : j’ai osé !
J’ai osé démissionner car je me sentais capable de faire des choses plus utiles et avec plus d’impact.

Mon déclic émotionnel
En mai 2013, j’ai rencontré un jeune entrepreneur Vincent Redrado qui m’a fait réalisé que le risque que je prenais en voulant entreprendre était faible. Etant ingénieur de formation, je saurai retomber sur mes pattes dans le cas où mon projet ne marcherait pas. La route sera certes longue et difficile financièrement et socialement, mais je m’épanouirai plus et m’accomplirai plus dans cette voie.  La seule chose qui me restait à faire dorénavant, c’est d’oser me lancer !
 
Oui pour se lancer, mais avec quelle idée ?
J’ai démissionné le 13 Septembre 2013 et pendant des mois je cherchais l’idée avec un grand I, celle qui fait du sens, celle sur laquelle je me consacrerai pendant les prochaines années, celle qui me fera tenir le coup dans les moments les plus rudes.



Mon déclic intellectuel
En Décembre 2013,  j’ai rencontré un vendeur de sushi qui en raison de la mauvaise météo (donc peu de passage en magasin) accostait bruyamment les passants devant son magasin pour leur proposer une promotion et s’assurer que ses produits frais trouvent preneurs et ne se retrouvent pas à la poubelle. Il s’agissait là d’une super initiative à condition que le client passe devant le magasin. Voici comment j’ai eu l’idée de digitaliser ce processus et OptiMiam est né.
 
En réponse donc à la question de mon ami : « Oui, j’avais peur en démissionnant. J’avais peur en me lançant. Mais ma plus grande peur, c’était de ne rien faire et de laisser filer des opportunités grâce auxquelles j’aurai pu changer mon monde ».

A vous maintenant d’avoir votre déclic pour agir et vous accomplir : bienvenu à l’école des Faiseurs !

J’aborde en profondeur cette notion de déclic lors de mon intervention pendant la Journée de la Femme Digitale 2017 : http://bit.ly/2lNRnui

Pour allez encore plus loin, je vous invite à lire le livre Social Calling de la journaliste Emilie Vidaux, dans lequel elle raconte le déclic pour agir de 10 entrepreneurs sociaux (dont moi) et elle décrit cette nouvelle génération en quête de sens dans son travail.

A très vite pour la leçon n°2.

Raodath

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